Portrait de Vignerons : Cécile Thirouin et Thierry de Taffin

Anne Lataillade, célèbre blogueuse de Papilles et Pupilles, nous emmène à la rencontre de Cécile Thirouin et Thierry de Taffin, du Château L’Insoumise.

 

Cecile et Thierry ©AnneLataillade

 « Ils sont jeunes mariés et depuis presque 10 ans, président aux destinées du Château l’Insoumise. La cuvée Prestige 2014 de ce couple de jeunes viticulteurs, installé à Saint André de Cubzac, a été élue Talent de Bordeaux 2016. « 

Anne

 

Bonjour Cécile, bonjour Thierry, comment devient-on jeunes viticulteurs ?

– Cécile : Je viens d’une famille d’agriculteurs et j’ai toujours eu envie d’un métier en rapport avec la terre. Si je suis arrivée dans le monde vinicole, c’est par passion et par gourmandise. J’aime le fait que l’on s’occupe du produit de A à Z, de la naissance du raisin à la commercialisation en passant par la transformation.  J’ai rencontré Thierry à l’école alors que nous préparions tous les deux le DNO (diplôme d’œnologue). Après avoir fait une vinification tous les 2 à Rivesaltes, nous avons décidé de nous installer.

– Thierry : L’atavisme. Mes grands parents étaient viticulteurs à Fronsac et j’ai encore 2 oncles qui le sont.

 

Comment avez-vous choisi cette propriété ?

– Thierry : Nous avons visité une trentaine de propriétés en 2007. Au début nous cherchions plutôt à acquérir 2 ou 3 hectares à Saint Emilion, ce qui nous aurait permis de travailler à côté. Et puis nous avons visité le Château l’Insoumise et avons eu un coup de cœur. Les bâtiments étaient refaits, le matériel en bon état. Il fallait bien sûr s’occuper du vignoble, développer la commercialisation mais cela nous a semblé une bonne opportunité.

– Cécile : Oui, de plus, après avoir goûté les vins nous nous sommes aperçus que ce terroir nous plaisait beaucoup. Cerise sur le gâteau, nous pouvions loger et vinifier sur place.

Chateau l'Insoumise - Au soleil ©AnneLataillade

Combien y a-t-il d’hectares ?

– Thierry : 27 hectares d’un seul tenant, autour de la propriété. A la base ce n’était que du rouge mais nous avons planté 1 hectare de Sauvignon Blanc. Le terroir est varié : argilo calcaire sur les buttes, argile en bas, quelques parcelles sableuses. Cette diversité des sols est vraiment intéressante pour la complexité de nos vins.

 

D’où vient le nom de ce Château ?

– Cécile : Quand nous l’avons repris il s’appelait déjà l’Insoumise mais auparavant on le trouvait sous le nom de Domaine de Beychevelle. Toutefois un procès a opposé dans les années 2000 l’ancien propriétaire et le Château Beychevelle à Saint Julien.  Le procès ayant été perdu, le château a du changer de nom et c’est ainsi qu’est née l’Insoumise. Nous avons juste modifié la dénomination des cuvées et des bouteilles.


Que proposez-vous ?

– Thierry : En rouge nous avons 2 cuvées : La première, Chai 45 est plutôt fruitée, déclinée en rouge, blanc et rosé. La gamme est conviviale et facile à boire. La seconde est notre cuvée Prestige. Le vin est plus classique, élevé en barrique.
Nos vins peuvent être bus jeunes car les tannins ne sont pas agressifs mais ce sont aussi des vins de garde (10 ans).  Nous avons aussi quelques cuvées en quantité limitée pour nous amuser et expérimenter..

 

Pourquoi Chai 45 ?

– Cécile : Parce que nous sommes sur le 45è parallèle.

 

Chai 45 - Chateau l Insoumise ©AnneLataillade

 

Est-ce que l’on vit décemment quand on est jeunes viticulteurs ?

– Cécile : Oui, mais il ne faut pas compter ses heures. Il faut donner beaucoup de soi et être passionné.  En plus du travail de la vigne et du vin et de la partie administrative, nous participons à plusieurs animations et évènements pour nous faire connaître. Nous recevons aussi à la propriété, notamment grâce au gite que nous avons créé en 2009.

 

Un gite ?

– Cécile : Oui. Il fonctionne toute l’année mais c’est surtout entre avril et octobre que cela marche  bien.  Nous avons la chance d’être dans une région centrale. Les estivants peuvent aller à Saint Emilion, à Bordeaux, à la plage etc.  Cette activité complémentaire permet de gagner de nouveaux clients.

 

Est-ce qu’il est difficile de travailler en couple ?

– Cécile : Au début nous faisions tout à deux mais nous nous sommes rendus compte que cela n’allait pas pouvoir durer. Alors nous nous sommes répartis les tâches. A Thierry le travail de la vigne et du chai, à moi, le travail du chai, l’administratif, l’oenotourisme et la commercialisation. Nous sommes très complémentaires.

Les vins de l'Insoumise ©AnneLataillade

 

Leur portrait en quelques questions :

  • Rouge ou blanc :
    En cœur : Rouge .
  • Bouchons en liège ou bouchons à vis :
    – Cécile : Bouchon en liège. Nous avons été tentés par le bouchon à vis pour les blancs et les rosés mais nos clients ne sont pas prêts.
    – Thierry : Bouchon en liège aussi. J’ai du mal avec le bouchon à vis. Il manque le « pop » à l’ouverture.
  • Arcachon ou Cap Ferret :
    – Cécile : Biscarosse 😉
    – Thierry : Cap Ferret
  • Cannelés ou macarons de St Emilion :
    En cœur : cannelés !
  • Facebook ou Twitter :
    – Cécile : Facebook.  nous avons une page  Château mais nous ne sommes pas encore au point
  • Un mot du vin : Convivialité !

 

 

Merci à tous les deux !

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